L’amendement Constitutionnel du 25 juillet 1988 :
Dans la Déclaration du 7 novembre 1987, le président Zine El Abidine Ben Ali affirmait :
«Notre peuple a atteint un tel niveau de responsabilité et de maturité que tous ses éléments et ses composantes sont à même d'apporter leur contribution constructive à la gestion de ses affaires, conformément à l'idée républicaine qui confère aux institutions toute leur plénitude et garantit les conditions d'une démocratie responsable ainsi que dans le respect de la souveraineté populaire telle qu'elle est inscrite dans la Constitution. Cette Constitution appelle une révision devenue aujourd'hui impérative.
L'époque que nous vivons ne peut plus souffrir ni présidence à vie, ni succession automatique à la tête de l'Etat desquelles le peuple se trouve exclu».

Effectivement, l’amendement constitutionnel du 25 juillet 1988 a rétabli l’authenticité du régime républicain, à travers l’abolition de la présidence à vie et de la succession automatique au président de la république.
Le Président Zine El Abidine Ben Ali a œuvré, dès la première année du Changement, à la construction d’une démocratie moderne et à l’instauration d’un nouveau pluralisme dans le pays.
A cet effet, il a promulgué, le 3 mai 1988, une nouvelle loi portant organisation des partis et précisant aux diverses parties politiques les nouveaux dénominateurs communs.
Le Chef de l’Etat s’est aussi empressé de mettre en place un «Pacte National», qui a été signé, le 7 novembre 1988, par toutes les forces politiques et sociales et les divers courants intellectuels. Ce pacte définit les contours de la concorde et énonce les principes et les valeurs qui rassemblent les Tunisiens, balisant ainsi la voie pour une compétition politique saine.

De nombreuses autres réformes constitutionnelles et juridiques ont également été introduites, dans le but de promouvoir les libertés fondamentales.
Parmi ces réformes, figure la loi constitutionnelle du 27 octobre 1997, qui définit le rôle des partis politiques dans la vie publique et élargit le champ de recours au référendum concernant les questions déterminantes pour l’avenir du pays.

D’autre pat, le système électoral a été remanié de manière à être au diapason de l’évolution de la vie politique dans le pays. Ainsi les modifications introduites, en juillet 2003, sur le Code électoral ont apporté de nouvelles garanties juridiques aux électeurs. Elles ont également instauré le système de révision permanente des listes électorales et renforcé la transparence de l’opération électorale, dans toutes ses étapes.
Plusieurs mécanismes ont été créés en vue de la promotion des droits de l’homme. Nous en citerons, notamment, le Comité Supérieur des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales, mis en place en 1991 et groupant une élite d’experts, dans ce domaine, appelés à élaborer un rapport annuel en la matière, destiné à être soumis au président de la République.
Parmi les autres mécanismes, on peut rappeler les «unités des droits de l’homme» mises sur pied dans les ministères des Affaires Etrangères, de la Justice et des Droits de l’Homme, et de l’Intérieur et du Développement Local. Ces unités ont été créées, en 1992, en tant que mécanismes supplémentaires de protection et de promotion des droits de l’homme.
En 1993, le Président Zine El Abidine Ben Ali a introduit d’importantes modifications sur le Code du Statut Personnel (promulgué le 13 août 1956), dans le sens du renforcement de l’égalité et de l’instauration de rapports de partenariat entre l’homme et la femme. Outre l’enseignement, tous cycles confondus, où elle a parcouru d’importantes étapes, et les divers domaines d’activité qu’elle a investis, la femme tunisienne a pu, grâce à la sollicitude de Président Ben Ali, raffermir sa présence dans la vie politique et dans l’action politique.





